Un peu de science dans l’affaire Lance Armstrong

Publié le: January 21, 2013 | Dr Denis Boucher Ph.D. | 1 commentaire

Voilà que partout à travers le monde des athlètes vivent difficilement la « trahison » de leur idole et certains désirent même qu’il paie cher cet affront…

Comme je sens que ce sujet soulève énormément d’émotions et en ébranle plus d’un, je propose ici une perspective un peu plus rationnelle, qui cependant risque de choquer. C’est pourquoi je tiens à préciser (encore une fois) que je ne suis pas pour l’utilisation des drogues dans les sports et que je n’en fais pas ici l’éloge, contrairement à ce que les plus émotifs risquent de penser.

Donc, à écouter plusieurs athlètes déçus par leur idole Lance Armstrong, voici ce que je comprends de leur analyse et de leurs sous-entendus :

• Les drogues ont fait gagner Lance Armstrong et il n’a donc réalisé aucun exploit.
• En tant qu’athlète « pur », je n’ai pu atteindre mes objectifs parce que les athlètes de haut niveau contre lesquels je compétitionnais étaient sous l’influence d’une substance dopante quelconque.
• Si tous les athlètes de haut niveau étaient purs, j’aurais été automatiquement parmi l’élite et réalisé moi aussi des exploits.
• Il suffit d’avoir une condition physique exceptionnelle pour gagner.
• Si j’avais traversé le « côté obscur de la force », j’aurais réalisé les mêmes temps que Lance Armstrong lors des Tours de France où il a été victorieux.

Pour les épreuves d’endurance, l’EPO (érythropoïétine) est une substance à la base produite par les reins, qui stimule la production de globules rouges. Les globules rouges servent de transporteur des molécules d’oxygène. Ces mêmes molécules qui nous permettent de vivre et ces mêmes molécules qui contribuent à la production d’énergie lors d’un effort physique. Avec un traitement prolongé à L’EPO on observe chez les athlètes une augmentation de 10 % du volume de globules rouges et en conséquence une augmentation de 5 à 10 % de la capacité aérobie maximale (niveau de condition physique ou VO2max). Également, le temps à l’épuisement à haute intensité serait augmenté de 50 %. Bref, avant de vider vos réserves énergétiques et ne plus être capable d’avancer, vous avez devant vous 50 % plus de temps.

À la lumière des connaissances actuelles, l’EPO contribue à augmenter la capacité de transport de l’oxygène aux muscles, mais n’influence pas la capacité musculaire elle-même à utiliser l’oxygène. Ainsi, plus vos muscles possèdent une grande capacité à utiliser l’oxygène, plus vous êtes en forme. En termes scientifiques, nous disons que votre VO2max est élevé.

Alors, si l’EPO n’influence pas la capacité du muscle à utiliser l’oxygène, mais qu’elle ne fait que lui en apporter plus, cela implique donc que l’athlète fait encore face à la nécessité de s’entraîner pour être en forme. Bien sûr, comme je viens de l’expliquer l’EPO fournit à l’athlète un avantage, une amélioration possible de son VO2max (niveau de condition physique) de 5 à 10 % sans faire d’effort supplémentaire et un délai supplémentaire de 50 % avant d’atteindre l’épuisement. Ainsi, on pourrait croire que cet avantage fait toute la différence en tout temps, selon ce que tous les athlètes déçus de ce monde par Lance Armstrong semblent implicitement croire et vouloir laisser croire.

La réalité se veut très différente. Tous les jours, des athlètes surpassent d’autres athlètes plus en forme qu’eux. Pourquoi? Parce que de nombreux facteurs autres qu’une condition physique élevée s’avèrent nécessaires pour créer un athlète exceptionnel : la préparation mentale, la gestion de la douleur et de la fatigue, la technique, la gestion du stress, les stratégies d’entraînement, la gestion des réserves énergétiques et la planification stratégique des compétitions. De plus, peu importe la condition physique dans laquelle vous vous trouvez, vous affrontez en tout temps l’épuisement. Ici, l’EPO ne fait pas le travail à votre place. Seule la force mentale vous permet de passer au travers une telle demande.

Chers athlètes déçus, pensez-vous vraiment nous faire croire que vous auriez possédé toutes ces qualités si vous aviez franchi le « côté obscur de la force »? Et vous auriez livré haut la main les mêmes performances que Lance Armstrong à cette époque?

Selon les données que j’ai pu obtenir (mais elles demeurent non confirmées), à son meilleur Lance Armstrong avait un niveau de condition physique (VO2max) de 84. Un jeune homme actif dans la vingtaine tournera aux alentours de 45. Une personne sédentaire dans la trentaine entre 30 et 35. Aujourd’hui, les meilleurs athlètes d’endurance dépassent 95. Au-dessus de 80, il s’agit d’une condition physique impressionnante.

La majorité des athlètes que je teste en laboratoire et qui atteignent des niveaux de condition physique supérieurs à 80 utilisent 100 % de leur capacité pulmonaire (alors qu’il est rare qu’on utilise plus de 60 % de notre capacité pulmonaire à l’effort maximal) et exploitent au maximum la capacité aérobie de leurs muscles. À ce niveau, aucun entraînement ne leur permettra d’accroitre de façon notable leur niveau de condition physique. Ils exploitent le maximum de ce que leur corps peut offrir.

Maintenant, imaginez un tel athlète — ce qui était possiblement le cas de Lance Armstrong (ce que je ne peux confirmer officiellement) — et augmentez son apport en oxygène aux muscles grâce à l’EPO. Puisque son corps se trouve déjà au maximum de ses capacités physiologiques, vous lui fournissez ainsi l’outil dont il avait besoin pour s’améliorer encore plus. Cet athlète maintiendra un effort intense beaucoup plus longtemps (50 % plus longtemps) avant de s’épuiser. Retarder l’épuisement constitue l’objectif ultime de tout athlète d’endurance.

Chers athlètes déçus… Non Lance Armstrong n’a pas gagné en raison de l’utilisation de l’EPO. Oui, ce fut un avantage, mais pas la raison de ses victoires. Comme tous les autres cyclistes, il a affronté l’épuisement tout au long de ses courses. Il a fait beaucoup mieux qu’eux. Il a gagné parce qu’il était déjà un athlète exceptionnel. L’EPO lui a permis un apport en oxygène supplémentaire qui a retardé l’apparition de la fatigue lors des compétitions. Je le répète, c’est un avantage supplémentaire bien entendu, mais L’EPO n’a pas fait de lui le super athlète qu’il était. Il s’est entraîné stratégiquement pour y arriver. Cela personne ne peut le lui enlever.

Lors des Tours de France, y avait-il selon vous des cyclistes aussi ou sinon plus en forme que Lance Armstrong qui n’ont pu le suivre? La réponse est OUI! Au niveau du cyclisme d’élite, un VO2max de 84 ne constitue pas une exception.

Chers athlètes déçus, de votre côté, comme beaucoup d’autres athlètes sur la planète, vous étiez probablement un bon athlète, mais n’aviez rien d’exceptionnel. Même si vous aviez franchi le « côté obscur de la force » vous n’auriez pu atteindre les niveaux d’un Lance Armstrong non dopé. C’est dur à accepter, je le sais… C’est aussi probablement un soulagement psychologique de se dire que si tous les athlètes avaient été purs vous auriez fait votre marque. Oui, ça fait moins mal que de réaliser que vous ne faisiez partie que du groupe des bons athlètes et que vous n’aviez rien d’un athlète exceptionnel. Ils sont vraiment rares ces athlètes exceptionnels.

Non, les drogues ne font pas gagner! Et, Lance Armstrong était un super athlète. Sa culpabilité, bien qu’attristante, ne change rien à cette réalité que maintenant tous veulent nier…

Je demeure contre l’utilisation des drogues dans le sport. Je souhaitais simplement offrir ici une autre perspective, différente d’une analyse entièrement basée sur l’émotion.

Dr Denis Boucher, Ph.D.
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La peur de rester gros toute sa vie et ses conséquences désastreuses

Publié le: January 7, 2013 | Dr Denis Boucher Ph.D.

J’aurais pu être un peu plus poli et utiliser dans le titre de cet article les termes « demeurer avec un surplus de poids » ou « rester obèse » au lieu de l’expression « rester gros ». Alors pourquoi tant d’impolitesse? Simplement parce que cette expression traduit à mon avis beaucoup mieux l’impact désastreux que beaucoup de personnes avec un surplus de poids ou obèses ressentent : la peur de rester ainsi toute leur vie.

Cette peur entraîne une souffrance humaine parfois dramatique. En tant qu’être humain, nous sommes beaucoup plus motivés à éviter la souffrance qu’à rechercher le plaisir ou le bonheur. Ainsi, une personne qui souffre du fait qu’elle se « perçoit » grosse cherchera en premier lieu un soulagement à son état. Cependant, rechercher un soulagement ne signifie pas nécessairement trouver une solution au problème.

Malheureusement, en matière de perte de poids, la notion de soulagement facilite grandement le recours aux approches miracles (pilules, produits naturels, diètes, programme d’entraînement de transformation en 90 jours, etc.) qui promettent une perte de poids sensationnelle et un corps splendide en un temps record. Pendant un certain temps, l’approche miracle apporte le soulagement souhaité, mais après quelques semaines sinon quelques mois, la personne se retrouve devant une dure réalité. Elle a repris tout son poids… Et possiblement davantage. Donc, devant cet échec et la souffrance qui refait surface, une nouvelle forme de soulagement s’avère nécessaire. Quelle autre approche miracle pourrait donc faire l’affaire, la personne se demande-t-elle? Et la roue tourne, année après année.

Éviter la souffrance nous amène donc à nous comporter comme nous le faisons (chercher le soulagement) au lieu de faire ce qu’il faut (adopter une alimentation équilibrée et faire de l’exercice régulièrement de façon modérée).

Avant et après

Pensez également à ces magnifiques photos « avant et après » qui démontrent l’ampleur de la transformation qu’il est possible de vivre. Cela ne confirme-t-il pas que le soulagement recherché est à portée de mains et qu’il comblera vos plus grands espoirs? Et que dire de ces photos des « top models » du fitness payés pour s’entraîner et renvoyer le reflet de ce corps parfait, n’est-ce pas cette lueur d’espoir tant attendue? Étrangement, le cerveau humain fait difficilement la différence entre la fantaisie et la réalité. Ainsi, bien qu’une personne puisse prendre conscience qu’il ne s’agit pas de la réalité, elle croira malgré tout que c’est possible (ou réel), car l’émotion intense provoquée par cette possibilité de transformation l’emportera sur la logique. Croire devient alors si facile.

La stratégie pour perdre du poids se veut tout de même assez simple : manger suffisamment (donc aucune privation) et sainement tout en pratiquant de l’exercice
régulièrement et de façon modérée. Mais, notre nature humaine et notre façon de penser compliquent amplement la situation. Qui aurait pu dire qu’il faut travailler sur soi-même afin d’en arriver à adopter cette simple stratégie et enfin perdre du poids? Par contre, comment une logique si terne peut-elle faire le poids contre une approche miracle qui engage vos émotions les plus profondes et vous fait passer de la souffrance à l’espoir?

 

Dr Denis Boucher, Ph.D.
Auteur du livre Maigrir : l’approche rebelle
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L’affaire Lance Armstrong : logique ou hypocrite?

Publié le: October 23, 2012 | Dr Denis Boucher Ph.D.

Je ne suis pas pour l’utilisation des drogues (substances illégales censées augmenter la capacité de travail) dans le sport. Comme il n’existe aucune preuve scientifique que les drogues garantissent la victoire, la seule raison pour laquelle je suis contre est les dommages à la santé qu’elles provoquent.

Notre société bien pensante et les organisations sportives se lèvent aujourd’hui contre l’utilisation de drogues en s’attaquant à Lance Armstrong et soulignant à quel point ce qu’il a fait dépasse presque l’entendement. Une petite chose m’agace cependant, la dernière année où Lance Armstrong a remporté le tour de France, il y avait beaucoup d’autres cyclistes drogués loin derrière lui. Il y a probablement eu aussi des cyclistes drogués qui ont abandonné et celui arrivé en dernière position… qui sait?

Mais quels avantages y trouveraient donc notre société bien pensante et les organisations sportives à mettre sur le bûcher le cycliste drogué arrivé dans les dernières positions? Aucune, car il fallait un message fort pour dire à tous que l’utilisation des drogues dans le sport se veut inacceptable et Lance Armstrong, un des plus grands athlètes de tous les temps, représente le candidat idéal pour cela.

Eh oui, notre société bien pensante et les organisations sportives qui régissent le cyclisme se voient maintenant soulagées, car elles ont accompli leur devoir. En utilisant Lance Armstrong comme message, elles prennent position contre l’utilisation des drogues et peuvent maintenant passer à autre chose, car la chasse aux sorcières prend fin. Mais de cette manière, ces autorités s’attaquent-elles à la source du problème?

Alors, dites-moi, n’est-ce pas le public qui souhaite voir des performances de plus en plus impressionnantes, dépassant sans cesse les limites humaines actuelles? Sans cela, quel intérêt porterions-nous aux événements sportifs? Qu’en est-il des entraîneurs qui poussent sans cesse les jeunes à donner toujours plus d’eux-mêmes? Et que penser des parents, qui mettent de la pression sur leurs enfants afin d’accroître leur niveau de performance?

Quand on exige l’excellence, le jeune athlète doit trop souvent y sacrifier sa jeunesse et adopter un style de vie et une façon de penser totalement différente des autres jeunes. Entraîneurs, parents et organisations sportives ne demanderont jamais aux athlètes d’en faire moins, car l’excellence se veut le but ultime. Il lui faudra toujours en faire plus.

Alors, comment pensez-vous qu’un humain normal puisse répondre à de telles demandes physiques, physiologiques et psychologiques, sans penser un jour ou l’autre à se tourner vers les drogues pour pouvoir enfin répondre aux attentes de son entourage qui souhaitent le voir monter sur le podium?

À tous ceux et celles qui s’indignent devant le fait que Lance Armstrong ait utilisé des drogues je vous pose la question : ne serait-ce pas hypocrite de votre part?

Pourquoi éprouvez-vous de la difficulté à maigrir?

Publié le: August 13, 2012 | Dr Denis Boucher Ph.D.

Il s’agit probablement de la question d’intérêt puisque 90 % des personnes qui entreprennent un régime échouent. Je vous donne mon opinion, mais avant de lire ce qui suit, je préfère vous avertir que si vous n’êtes pas capable d’accepter la vérité, je vous conseille d’interrompre votre lecture immédiatement, car vous n’aimerez vraiment pas mes réponses.

Réponse 1

Non, ce n’est pas à cause de vos hormones. C’est le cas pour seulement un demi de 1 % de la population (0.5 %). Si vous vous servez de cette excuse pour justifier votre obésité, il est certain que vous n’êtes pas prêt à modifier les comportements qui ont contribué à votre prise de poids.

Réponse 2

Vous n’êtes pas assez actif ou si vous l’êtes, vous ne vous entraînez pas de manière efficace. Vous devez pratiquer environ trois heures d’exercice par semaine, peu importe l’activité (marche, natation, aquaforme, jogging, musculation, badminton, vélo, etc.). Faire trop d’exercices ne s’avère pas une meilleure solution.

Réponse 3

Vous mangez peut-être « santé », mais votre apport en calories et macronutriments (protéines, lipides et glucides) ne correspond pas aux besoins de votre corps.

Réponse 4

Vos excuses. Toutes les excuses et les occasions que vous vous donnez pour exagérer votre consommation de nourriture (fêtes entre amis, soirées, etc.). Bien sûr, vous ne pouviez faire autrement que manger, il s’agissait d’une soirée spéciale…

Réponse 5

Le stress! Vous vivez du stress quotidiennement et ne savez quoi faire pour le gérer. Au lieu d’endurer, consultez. Vous réaliserez que dans la plupart du temps, vous constituez vous-mêmes la source du stress.

Réponse 6

Persévérance. La solution repose sur votre décision de changer de style de vie et de le maintenir pour le restant de vos jours. Si vous ne pouvez accepter ce fait, vous resterez avec votre problème de poids. Si vous ne pouvez accepter ce fait, à la moindre apparence de problème vous abandonnerez et reviendrez à la case départ.

La dure et simple réalité de la vie… s’applique aussi à la perte de poids. Vous êtes responsable de votre surplus de poids ou de votre obésité.

Dr Denis Boucher, Ph.D.
Auteur de Maigrir : l’approche rebelle

Quand vient le temps de changer

Publié le: June 25, 2012 | Dr Denis Boucher Ph.D.

À 20 ans, nous nous croyons immortels. À 30 ans, nous possédons encore l’énergie pour relever les plus grands défis. À 40 ans, la maturité s’installe et nous sommes en pleine possession de nos moyens, mais notre corps amorce un changement. À 50 ans, pour déplacer des montagnes il nous faut cependant apprendre à mieux gérer notre énergie, car notre corps ne suivra pas.

Nous agissons en fonction de ce que nous dictent nos croyances. Jeune, vous avez appris (en observant vos proches et votre entourage) que pour réussir il faut donner le maximum de soi en tout temps. Cependant, personne ne vous a enseigné que vous pouviez accomplir davantage tout en travaillant moins, le tout simplement en analysant le monde différemment.

Apprenant très jeune à repousser vos limites par l’effort et à résister au stress, vous obtenez très tôt la preuve que le travail ardu et le stress qui en découle portent ses fruits. Voilà donc une leçon (croyance) qui vient de s’implanter dans votre cerveau comme une vérité immuable. Comme vous êtes jeune, vous êtes capable d’affronter de nombreuses heures de travail ainsi que les pressions et le stress du monde des affaires.

Pour vous, tout va bien jusqu’à ce que la quarantaine vous démontre que vous n’êtes pas immortel. Votre corps vous parle, mais comment pourriez-vous vous transformer, vous qui croyez en cette loi fondamentale du travail ardu… sans répit, sans repos?

Mais, votre corps ne cesse de subir l’impact du stress… Je sais, vous me direz que vous ne ressentez pas le stress sur le plan psychologique et qu’il ne vous affecte pas. En fait, vous vous leurrez, car votre corps réagit physiologiquement à chacune de vos pensées. Chaque jour où vous rencontrez des problèmes ou des difficultés, votre corps ressent immédiatement le besoin de lutter ou de fuir. À titre d’exemple, lorsque dans mon laboratoire j’effectue une analyse métabolique (en position assise) et que je demande à une personne de penser à une situation qu’elle qualifie de difficile à gérer (j’emploie le terme « difficile à gérer », car la plupart de mes clients me disent qu’ils ne se sentent pas stressés… comme si je les croyais), le corps de cette même personne réagit sur le plan physiologique comme s’il accomplissait un exercice de haute intensité, alors que je vous le rappelle, elle est en position assise. Trouvez-vous cette situation normale? Il s’agit d’une réaction physiologique normale, mais pas d’une situation normale.

Imaginez maintenant les dégâts quand un tel état perdure pendant des heures, des jours, des mois… des années. Arrive 50 ans et vous vous demandez pourquoi vous êtes si mal en point. Eh oui, il se présente un moment où votre corps ne peut plus suivre. Si vous croyez encore fermement à 50 ans que vous pouvez toujours entretenir les mêmes croyances et la même intensité de travail qu’à 20 ans, alors à mon avis vous creusez votre propre tombe.

Je dois expliquer tout ceci à plusieurs de mes clients, qui en ont grandement besoin. Cette vérité n’est pas toujours facile à avaler, mais c’est tout de même la vérité. À 50 ans, modifier vos vieilles croyances ne constitue certes pas un travail facile, mais c’est le plus rentable de tous.