Saviez-vous que le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) affecte aussi les adultes?

Publié le: February 7, 2014 | Dr Denis Boucher Ph.D.

Par Dre Sylvie Sauriol, Neuropsychologue

Vous avez toujours été le clown de la classe ou à l’inverse celui ou celle qu’on oubliait au fond de la classe tellement vous étiez silencieux (se) ? Le TDAH peut se manifester de différentes façons, mais chose certaine, vous avez toujours dû travailler plus fort que les autres pour obtenir des résultats souvent plus faibles. Plusieurs vont décrocher de l’école, d’autres vont faire damner les profs…

Prenons l’exemple d’Alexandre. Il était le clown de la classe pour visiblement démontrer qu’il pouvait performer dans quelque chose en faisant rire ses camarades. Bien sûr, ces comportements lui ont valu bien des conséquences, mais son charme a toujours su compenser auprès de ses professeurs. Néanmoins, la tâche était ardue puisqu’il oubliait constamment ses devoirs à l’école ou de faire signer ses documents, passait constamment des commentaires quand ce n’était pas le temps, faisait rire la classe, oubliait les consignes et se faisait disputer, éprouvait de la difficulté à dormir, touchait toujours à tout… bref, il n’était jamais adéquat.

La personnalité drôle et attachante d’Alexandre cachait toutefois un profond manque d’estime en lui-même et un besoin important de se sentir comme les autres. Cette courte histoire comporte de nombreuses autres anecdotes, mais plusieurs se reconnaissent certainement déjà…

Bien que le TDAH soit un diagnostic beaucoup plus répandu chez les enfants, il arrive fréquemment que ce trouble persiste à l’âge adulte et que de nombreuses personnes atteintes l’ignorent parce qu’elles ont réussi à compenser leurs déficits. Toutefois, il n’est pas rare de rencontrer de ces adultes épuisés en raison des efforts constants qu’ils ont dû déployer, des échecs répétés qu’ils ont dû accepter et des conséquences sociales et professionnelles qu’ils ont dû essuyer.

Dans ces conditions, le TDAH  peut devenir complexe puisque d’autres troubles peuvent s’y associer. Par exemple, certains vont développer de l’anxiété et des symptômes dépressifs parce que dans l’ensemble de leur vie, l’impression de ne jamais être à la hauteur ou d’être différent des autres aura eu une influence lourde sur leur estime. D’autres pourront développer un trouble de consommation de substances pour compenser le manque d’attention ou des troubles de nature oppositionnelle, comme de la délinquance, en réaction à leurs difficultés.

La bonne nouvelle?

Il est possible de bien vivre avec le TDAH.

-       La première étape consiste à poser clairement le diagnostic en identifiant s’il y a lieu les autres conditions pouvant y être associées comme la dépression, l’anxiété, etc.

Pourquoi? Parce qu’être conscient du trouble dont nous souffrons est un net avantage. Savoir que l’on souffre d’un mal quelconque permet d’obtenir et de suivre le bon traitement.

-       La deuxième étape repose sur l’intervention, et selon le diagnostic posé, la personne atteinte pourra faire le choix de rencontrer différents professionnels (médecin, neuropsychologue, psychologue, orthopédagogue, psychoéducateur, coach de vie, médecine alternative…) pour l’aider dans sa démarche vers un mieux-être. Ces différents services pourront contribuer à ce que la personne utilise de nouvelles stratégies d’adaptation, aider la personne dans son organisation, sa planification, travailler l’estime de soi, etc.

Il existe de nombreuses alternatives pour vivre et mieux vivre avec le TDAH. Ne vous laissez plus constamment entraîner dans un tourbillon infernal qui vous empoisonne la vie, mais devenez plutôt le conducteur de votre existence en reprenant le volant. Aujourd’hui!

Le calcium : pas juste pour des os costaud!

Publié le: February 6, 2014 | Dr Denis Boucher Ph.D.

Par Audrey Cyr, Nutritionniste

La consommation de produits laitiers et de calcium pourrait jouer un rôle important dans la régulation du métabolisme de l’énergie et le risque d’obésité. En effet, dans une étude d’une durée de six mois, 32 sujets obèses ont maintenu un déficit énergétique de 500 kcal et ont été assignés à une des trois diètes suivantes : une diète contrôle contenant maximum une portion de produits laitiers par jour, une diète avec un supplément de calcium ou une diète riche en produits laitiers (trois portions/jour). Dans cette étude, la perte de poids ainsi que la perte de masse grasse ont été plus élevées dans la diète avec le supplément de calcium, mais encore plus avec la diète contenant trois portions de produits laitiers. Ces deux diètes contenaient toutefois la même quantité de calcium.

La consommation de produits laitiers exercerait donc un effet encore plus important que les suppléments de calcium, probablement attribuable à l’effet de synergie existant entre les différents nutriments des produits laitiers. Le calcium, la vitamine D ainsi que les protéines sont les constituants qui seraient majoritairement en cause dans ce lien entre les produits laitiers et le poids. Par contre, il ne faut pas sauter aux conclusions trop rapidement car la majorité des évidences scientifiques disponibles ne supportent pas l’hypothèse selon laquelle la consommation de suppléments de calcium ou de produits laitiers aide à la perte de poids ou de masse adipeuse.

Ceux qui semblent le plus bénéficier de l’augmentation de la consommation de produits laitiers sont les gens obèses ou en surpoids dont la consommation à la base est en dessous de 700 mg de calcium par jour. Les gens en santé ou obèses mais qui consomment déjà suffisamment de calcium ne tireraient pas de bénéfices d’un apport supplémentaire.

Il faut quand même comprendre que les produits laitiers font partie d’une saine alimentation et doivent être consommés régulièrement. Choisissez les versions faibles en gras comme le lait ou le yogourt à moins de 2% de matières grasses ainsi que les fromages à moins de 20% de gras et limitez votre consommation de crème et de crème glacée. Les autres sources de calcium comprennent les poissons en conserves avec leurs arêtes, les boissons de soya enrichies en calcium, les graines oléagineuses comme les graines de tournesol ou de sésame, les légumineuses, les noix (amandes, Noix du Brésil), les légumes verts (haricot vert, brocoli, épinards, chou, etc.) et certains fruits comme l’orange.

Métabolisme transformé

Publié le: January 30, 2014 | Dr Denis Boucher Ph.D.

De flamme mourante à brasier : l’histoire vraie d’un métabolisme transformé

Dr Denis Boucher, Ph.D.FlammeBrasierMetabolisme

Rien de tel qu’une histoire vraie pour nous permettre de comprendre les choses. Imaginez-vous donc luttant pour perdre du poids… depuis des années. Je sais, vous n’avez peut-être pas besoin d’imaginer très fort puisque c’est peut-être votre cas. Bref, vous possédez la détermination qu’il faut pour atteindre votre objectif de perte de poids. Vous suivez donc les recommandations que vous lisez ici et là sur Internet : mangez comme un oiseau et entraînez-vous au maximum de vos capacités et vous maigrirez… Ainsi, suivant ces « précieux conseils », vous consommez 800 calories par jour et vous entraînez à haute intensité (style Bootcamp) une heure par jour, 5 jours par semaine.

Votre vie se résume donc à de la fatigue et à une forme d’entraînement qui s’appelleraient de la torture si vous étiez en prison et qu’on vous obligeait à vous entraîner ainsi.

Semaine après semaine, le même éternel recommencement où arrive le moment de vous peser et constatez que vous n’avez perdu que 2 ou 3 livres, que vous rependrez d’ailleurs au moindre écart de conduite. Tous ces efforts et cette souffrance pour si peu. Frustrations, colère, rage… Vous passez par tous les états émotionnels. Vous ne savez donc plus quoi faire.

Mais voilà qu’un jour vous entendez parler d’un étrange docteur qui raconte que pour maigrir il faut manger et faire de l’exercice à intensité modérée. C’est une affirmation suffisamment étrange pour que vous alliez le rencontrer. Une fois rendu, vous l’écoutez raconter comment fonctionne le métabolisme et vous vous dîtes que vous n’avez rien à perdre et vous voilà prête à tester une nouvelle façon de penser la perte de poids.

Quelques jours plus tard, vous vous soumettez aux tests en laboratoire qui permettent de déterminer votre composition corporelle, votre métabolisme de base, votre capacité d’oxydation des gras et la zone de fréquence cardiaque où vous brûlez le plus de gras à l’exercice.

Une fois les tests complétés, l’étrange docteur prend le temps d’analyser les résultats et de préparer votre rapport.

C’est le moment tant attendu, la remise de vos résultats. Vous vous attendez aux pires nouvelles, mais elles vous frappent de plein fouet malgré tout. Votre métabolisme de base aurait dû normalement être de 1500 calories par jour, mais il se situe à 1000 calories par jour et votre capacité à brûler les gras est très faible. Il se situe dans les plus bas mesurés par l’étrange docteur et surtout dans les moins efficaces au niveau de l’utilisation des gras. Vous ne le comprenez pas encore, mais vous êtes dans la m#### jusqu’au cou. Les souffrances et la privation infligées à votre corps se traduisent dans ce métabolisme si bas et si peu efficace. Mais le pire s’en vient, car il vous mentionne de ne pas penser à perdre du poids d’ici les 3 à 6 prochains mois. Il faut dans un premier temps rétablir le fonctionnement optimal de votre métabolisme. Pour ce faire, vous devrez manger 1250 calories par jour, donc consommer plus d’énergie que nécessaire afin de mettre fin à l’impact dévastateur de la privation, remplir vos cellules d’énergie et ramener ainsi votre métabolisme à un niveau normal. De plus, vous ne ferez que trois heures d’entraînement par semaine à une intensité légère afin de ne plus imposer de stress à votre corps (et votre métabolisme). Le verdict tombe, d’ici les 3 à 6 prochains mois, vous ne maigrirez pas et vous risquez même d’engraisser.

Malgré tout vous foncez vers l’inconnu, vous suivrez les recommandations et affronterez le pire, car rien d’autre n’a fonctionné auparavant.

Mais contre toute attente, dès les premières semaines un changement s’amorce, vous maigrissez. Pas très vite bien sûr, mais vous maigrissez. Et puis au bout de 8 ou 10 semaines, vous commencez à voir votre corps changer. Après la 10e semaine, la perte de gras s’accentue, vous avez maintenant 8 lb de gras de perdues et avez pris 2 lb de masse musculaire. Le plus étrange, vous avez de plus en plus faim, que se passe-t-il donc?

L’étrange docteur vous suggère donc de passer un nouveau test de métabolisme de base, car il pense que celui-ci a possiblement augmenté. Qui sait, est-il maintenant à 1200 calories par jour au lieu de 1000? Vous auriez ainsi la chance de manger quelques calories de plus chaque jour.

Vous passez donc de nouveau le test de métabolisme de base… Que s’est-il donc passé? Quoi? Il est maintenant à 1600 calories par jour… Comment? Il est supérieur à la valeur attendue de 1500 calories par jour. Oui, vous dépensez plus de calories que prévu. Vous devrez donc maintenant, pour continuer à perdre du poids, manger au minimum 1600 calories par jour (au lieu de 1250) et ajuster votre apport calorique en fonction de votre dépense énergétique chaque jour.

Vous venez de réaliser l’impossible, votre métabolisme s’est transformé de flamme mourante à brasier, simplement parce que vous avez compris et respecté son fonctionnement.

Merci à cette cliente de m’avoir fait confiance.

 

Les protéines sont «in» pour la perte de poids

Publié le: January 23, 2014 | Dr Denis Boucher Ph.D.

Je vous présente cet article, publié par Audrey Cyr, nutritionniste à notre clinique santé. Il met en perspective le rôle important que joue la consommation de protéines sur la perte de poids et le maintien de la masse musculaire.

Bonne lecture,
Dr Denis Boucher, Ph.D.

Les protéines sont « in » pour la perte de poids
Par Audrey Cyr, Dt.P, M.Sc.
Diététiste-nutritionniste

On entend souvent dire qu’il faut couper dans les gras pour maigrir.  Pour perdre du gras, il faut couper dans les gras non ? Selon la logique, comme 1 g de gras (lipide) fournit au corps 9 calories en comparaison à 4 calories pour les glucides et les protéines, il faudrait donc diminuer principalement les gras pour perdre du poids. Il semblerait que non… Malheureusement, je crois que nous nous sommes attaqués pendant de trop nombreuses années au gras alors que personne ne parlait des protéines. Eh oui, les protéines seraient un allié de taille pour diminuer votre tour de taille.  Celles-ci sont plus rassasiantes que les gras ou les sucres et on donc l’effet de «remplir» plus efficacement la panse. Les protéines ont également un pouvoir thermogénique important. Cela signifie que notre corps brûle en général, plus d’énergie pour la digestion des protéines qu’il ne le fait avec les glucides ou les lipides.

Durant une perte de poids, qui voudrait perdre du muscle direz-vous ? Eh bien saviez-vous qu’un apport élevé en protéines favorise la rétention des muscles lors d’une perte de poids ? Bref, vous ne perdez pas vos muscles mais du gras ! Il faut donc augmenter vos apports en protéines pour vous aider à perdre du poids.

La littérature scientifique est claire à ce sujet. Par exemple, dans une étude, des femmes ayant suivi pendant 16 semaines un régime faible en calories mais avec un apport faible en protéines (12% de l’apport calorique total), ont perdu 5 kg de masse adipeuse et 2,7 kg de masse maigre. Par contre, avec un régime réduit en calories, mais riche en protéines (25% de l’apport calorique total), ces femmes ont perdu plus de gras (0,9 kg de plus) et moins de masse maigre (0,7 kg de moins). De plus, en ajoutant un programme d’activité physique adapté, les résultats sont encore plus intéressants, avec une perte de 8,8 kg de gras et de 0,4 kg de masse maigre. Convaincant non ?

En ce qui concerne le maintien du poids, il semble également que le poids perdu durant un régime alimentaire est facilité par un apport élevé en protéines. Douze mois après une perte de poids, une personne qui a un régime alimentaire riche en protéines (1.6 g /kg de poids) reprend en moyenne 2,9 kg de moins que celle ayant un apport plus faible en protéines (0.8 g/kg de poids).

Malheureusement, certaines personnes, dans le but de maigrir, vont couper dans le groupe des viandes et substituts ou dans celui des produits laitiers  en pensant bien faire. Méfiez-vous car les bonnes sources de protéines se retrouvent principalement dans ces deux groupes. Les bonnes sources de protéines sont les viandes maigres, la volaille, les poissons et fruits de mer, les œufs, les produits laitiers comme le lait, le yogourt grec, ou le fromage cottage, les légumineuses, le tofu, les noix et le beurre d’arachide naturel.

Faites-vous aider par des professionnels qui pourront vous aider à déterminer l’apport optimal en protéines qui vous permettra d’atteindre vos objectifs de perte poids.

Développez une condition physique cardio impressionnante!

Publié le: January 17, 2014 | Dr Denis Boucher Ph.D.

À une intensité légère d’entraînement. Trop beau pour être vrai… Vraiment?

La prochaine fois qu’on vous proposera un programme cardio, en vous affirmant que c’est la manière d’améliorer votre condition physique, posez une seule question : comment cette amélioration de ma condition physique va-t-elle se produire? Vous risquez d’avoir comme réponse un menton qui tombe ou une série de phrases incohérentes ou un ramassis d’idées préconçues.

Si vous pensez que vos notions sur la condition physique sont excellentes et que je me trompe, alors expliquez-moi concrètement ce qu’est la condition physique et ce qui conduit à son amélioration… Êtes-vous déjà en train de vous gratter la tête en ne sachant quoi répondre?

Dans cette étrange confusion générale sur la condition physique ressort un consensus à mon avis erroné : il faut s’épuiser à l’entraînement pour atteindre un haut niveau de condition physique. Cependant, j’affirme que c’est faux! Pourquoi? En raison des milliers de tests de condition physique que j’ai effectués en laboratoire. Allons-y avec un exemple concret. Je teste une femme de 35 ans qui fait du spinning 3 fois par semaine ainsi que 2 sorties de jogging. Le résultat de tout ça : un faible 30 de VO2max, alors que pour un tel niveau d’entraînement 45 aurait été la norme (voir le Tableau 1 pour la classification du VO2max). Vous allez me dire que c’est une exception, eh bien non!

Tableau 1 Ma classification personnelle du VO2max

VO2max
85 à 97 : exceptionnel
75 à 84 : élite
65 à 74 : excellent
55 à 64 : très bon
45 à 54 : bon
35 à 44 : acceptable
25 à 34 : faible
21 à 24 : très faible
20 et moins : à risque pour la santé.

La condition physique nécessite de mettre en interaction plusieurs variables :

• Niveau de stimulation en fonction des zones physiologiques (légère, intense, sévère, extrême) propres à chacun.
• La durée de la stimulation.
• La reconstruction des réserves énergétiques.
• La nutrition et le « timing nutritionnel » (moment où vous ingérez protéines, lipides et glucides en fonction de votre entraînement).
• Niveau d’énergie du moment.
• Qualité et quantité du sommeil.

J’interromps cette description partielle pour résumer le tout ainsi :

• Nous sommes des « machines » biologiques qui ont besoin de temps, d’énergie et de repos pour s’adapter physiologiquement.

Vous aurez beau croire qu’il faut pousser votre « machine » au maximum constamment pour l’amener à produire, vous ne ferez que la dégrader. La biologie l’emportera toujours sur la logique.

Alors, pourquoi s’entraîner à des intensités légères ou modérées favorise-t-il l’augmentation du niveau de condition physique beaucoup plus rapidement que la haute intensité?

Parce que lorsque je procède ainsi, je réunis les conditions sous lesquelles le corps s’adaptera, construira ses réserves énergétiques et récupérera rapidement.

Si votre programme d’entraînement ne vous donne pas cela, il ne vous donne rien…

Ne croyez pas que j’exclus l’entraînement de haute intensité. Bien au contraire, je l’intègre au bon moment, à la bonne fréquence et à la bonne dose.